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romantisme
Description du blog :
le romantisme : idées et rédactions personnelles , s'inspirant du passé et versant dans le futur .
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Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
03.10.2006
Dernière mise à jour :
26.04.2008
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Romantisme musical

Posté le 26.04.2008 par romantisme
La musique :

Lorsque nous aspirons à ce que notre âme atteigne le septième ciel, et nous voulons que l’affairement du quotidien s’éteigne par le désœuvrement de la solitude, nous fermons les yeux sous l’eurythmie d’une musique narcotique, avec un désintéressement approfondi, jusqu'à ce que nous nous oubliions nous-mêmes.

Nous nous trouvons, aussitôt, en dessous d’un arbre touffu, dans un champ de roses, parsemé de toute sorte de végétations multicolores, qui, formant comme l’entrelacement d’une toile d’araignée, offrent le délassement d’un berceau notamment naturel.

Nous entendons, tout autour, roucouler des colombes blanches, et volter, parmi les herbes en colliers, des oiseaux de branche en branche ; et nous sentons la verdure se multiplier d’une manière infinie, comme une avalanche d’exaltation euphorique, sur ces étendues houleuses.

Et le soleil, descendant obliquement ses rayons minces, semble traverser notre chair limpide, avec la finesse d’un peintre soucieux de mettre, de belle manière, la première teinte dans le vide d’une toile vierge.

Et, en regardant le ciel bleu flotter parmi le branchage frêle, et le feuillage grêle, que quelque brise légère remue lentement, nous ressentons quelque ombre se retracer sur notre visage, avec une caresse intactile, nous respirons, enivrés, une odeur éthérée, comme une sensation d’ivresse, et nous entendons toutes les résonances se disperser dans un murmure chatouilleux.

Enfin, nous nous demandons si nous pouvons y rester longtemps, et nous nous disons pourquoi l’imagination est, à la fois, agréable, parce que nous y sentons à l’aise, et abominable, parce que nous devons, à la fin, en sortir.

Il faut, toutefois, rêver à un autre monde charmeur, apprécier cette chance heureuse, et se parfaire une joie inconnue.





Romantisme sensible

Posté le 25.04.2008 par romantisme
Toute mon âme :

Nous nous imaginons cet univers peinturé
Du pinceau élégant d’un peintre de talent
Sur la toile d’une rêverie finement allurée
Que l’âme donne en faveur à l’œil dolent

Nous nous figurons ces cieux couturés
À l’aiguille raffinée d’un tailleur patent
Sous l’image d’un tissu en damas bistré
À toucher satiné comme un geste latent

Nous nous représentons ces climats azurés
Avec l’alchimie d’un magicien compétent
Qui change vite la laideur en beauté dorée
Et glisse sous l’amertume un rire content

Nous nous attendons à un monde coloré
Aux oiseaux balançant leur aileron géant
À un temps figé, et à un aurore si honoré
Que le coucher du soleil dure longtemps !

Nous nous perdons à la brume de la soirée
Se déridant comme une rose fleurissant
Sous la noirceur opaque du ciel perforé
Des étoiles blanches, et d’astres dansants

Nous y courons encore tels des aventurés
Nos yeux las aperçoivent des rêves blancs
Et nos pas éclaircissent un chemin ignoré
Que nous décidons de prendre, nonobstant !

Nous sommes, or, des voyageurs en secret
Et des grands rêveurs avec un espoir béant
Qui choisissent ce monde de joies timorées
Pour emmener ce bateau à l’endroit du néant




Romantisme incroyable

Posté le 21.03.2008 par romantisme
Au crépuscule écarlate :

À travers les champs herbacés, remontant leurs colorations jaunies jusqu’à nos têtes nues, et picotant nos corps en costume d’Adam, le vent baignait nos chevelures transparentes, et les tiges ligneuses de blé aplaties ; allongeant des ombrages fines sur notre existence sans souci, s’inclinaient luxueusement devant nos pas, à la manière d’une paupière doucement rabaissée ; cela nous faisait comme une eau fraîche, que nous traversions de nos pieds déchaussés ; tantôt, nous y sautillions à la légère, tantôt, nous y faisions des robes tachetés de grains mordorés, que nous quittions aussitôt sous l’emprise d’autres fascinations heureuses.

La beauté s’étendait joliment à n’en plus finir, et, nous courions passionnément à l’endroit d’une lumière au bout de l’horizon, où nous entendions des voix frémissantes, que les épis de blé produisaient en se frottant chaleureusement, sous le balancement de la main des brises légères.

Aussitôt, nous nous transportâmes dans un mouvement ballant, et le ciel peint d’un noircissement limpide, se prît à nous verser des fleurs splendides ; nous y étendîmes nos bras de bonne grâce, et les laissâmes couler sur nos visages versés en arrière ; enfin, nous nous tînmes la main, et nous rêvâmes ensemble à un bonheur sans fin ; et, enivrés, exaltés, et presque langoureux, nous nous laissâmes tomber, d’une manière théâtrale, les bras dessus dessous, sur le sol, maintenant, fleuri, où les trèfles à quatre feuilles, poussaient comme des arbres géants.

Cette lumière éblouissante se soulevait, comme l’émanation d’un musc blanc, et dessinait dans l’horizon un cercle flamboyant, souriant, et bien exposé : C’était la lune, déployée à l’infini, comme un foulard moelleux, flottant sur les vagues d’une étendue légèrement noirâtre.

Nous nous rendîmes compte que nous vînmes du ciel, et que la terre ne fut qu’une échappatoire ordinaire, que nous choisissions, de temps à autre, lorsque nous nous sentions lasser du séjour des bienheureux. Il était encore temps que nous remontions au firmament, et que nous cessions d’attendre davantage, puisque les étoiles éternelles, nous attendaient en haut depuis longtemps.

Cependant, lorsque nous serions réveillés, nous entendrions, encore, cette musique douce, sillonnant les cieux bleus, comme des oiseaux aux plumages roses, pour descendre, à la fin, dans nos cœurs comme une gouttes d’eau cristalline ; nous sentirions cette chaleur tiède, nous arrivant jusqu’au pied, et nous grimant le corps, comme les vagues d’une mer galvanisée.

Nous serions tentés de rejoindre le soleil se mettant à déchirer tout d’un trait de lumière, et à aveugler nos regards éblouis jusqu’à en fermer les yeux ; nous serions amenés à poursuivre les nuages marchant dans une course infinie, s’arrêtant par moment, pour traîner encore d’un pas leste, et bomber leur contour cotonneux pour nous charmer davantage : c’était une vie plus belle.

Notre existence continue joyeusement, et lorsque l’heure de la séparation, à chaque fois, arrivait à l’improviste, nous n’en pleurions jamais, puisque notre histoire commençait à peine, et un lendemain différent nous attendait encore en bas ; nous y descendrions, pour revivre la vie sous un autre délice enchanteur.

Romantisme au ciel

Posté le 28.02.2008 par romantisme
L'effet d'un papillon :

Mon papillon vagabond voltige sous le soleil
En s’agitant à l’air dans une illumination fine
Que sa jaspure mouchetée reflète en sourdine
Dans un frou-frou véloce comme un clin-d’œil

Il bat de ses ailes frêles jusqu’à complaire l’œil
Et touche posément à notre vie nue et orpheline
En soufflant une émanation douce, que la narine
Hume à l’aise, telle une eau trempant une feuille

Il est tellement agréable de s’asseoir au fauteuil
Nuageux d’une contrée lointaine et rouquine
Et de se laisser emmener d’une prophétie divine
En faisant un adieu à notre existence en deuil

Quel délice que de devenir ores debout au seuil
D’un monde où l’on peut rire à pleine poitrine
Sans devoir mourir dans une broussaille d’épine
Que l’on échappe sitôt à la vitesse d’un écureuil

Et quel heur que d’ajouter comme un cerfeuil
Un art à sa joie, et une bonne forme à sa mine
Et de n’avoir aucun pied sur cette terre opaline
Comme un oiseau mirant le monde avec orgueil


Romantisme fraternel

Posté le 25.02.2008 par romantisme
Un point de vue :


Comme il est surprenant que le « visage humain » soit épatamment porteur d’une désignation mystérieuse, et courtement réveilleur d’un questionnement irrésolu. Il y a certainement la probabilité d’un rattrapage mémorial, et d’une reconnaissance identitaire, que nous appréhendons sérieusement d’une manière sensationnelle et intrigante à la fois.

Il se peut que nous fréquentions un endroit anonyme, que nous changions provisoirement de lieu de résidence, ou que nous quittions définitivement notre pays d’origine ; et pendant notre vivant, nous pourrions faire la rencontre de quelques personnes étrangères, que nous méconnaitrions des pieds à la tête, et nous croirions cependant les avoir contactés dans un certain temps.

Dans un premier temps, nous nous mettons directement à établir un rapport de ressemblance, par le biais d’un détail physiologique, afin d’assourdir notre stupéfaction par la certitude d’une différenciation rationnelle, et servir également notre curiosité d’une explication impossible, que nous tenons fermement à comprendre d’une manière ou d’une autre.

Dans un second temps, nous commençons à se demander sur cette particularité sympathique ou odieuse, par laquelle cette personne secrète avait attiré notre entière attention, et sur laquelle avait centré toute notre intention. Tout d’abord, nous nous prenons à se faire soulager à l’idée de découvrir une partie oubliée de notre souvenir, et nous nous félicitons d’avoir eu la chance de cette rencontre charmante, sans prendre la peine de réfléchir profondément sur la factualité de cet événement phénoménal. Comment se trouve-t-il que cette personne inconnue porte les mêmes yeux que mon meilleur ami, ait un profil identique à celui de mon voisin, ou reflète complètement le portrait de mon professeur ?

Et dans un dernier temps, nous nous disons que ce n’est pas seulement une question de la figure de similitude, que nous nous donnons du mal à saisir dans une acception perceptible ; la situation sociale n’en demeure pas moins importante. Celui que nous connaissions auparavant était pauvre, mais, son homologue est aujourd’hui opulent, celui que nous accostions anciennement était purement rural, son analogue est présentement urbain. Est-ce que nous pourrions vivre ce que nous espérions être, sans que nous nous en apercevions véritablement ? Est-ce que notre existence spirituelle ne se limite pas uniquement à notre environnement ?

Ce ne serait jamais une simple coïncidence que le monde soit d’une organisation pareille ; et notre compréhension si plate qu’elle est, et aussi nombreux que nous sommes, je pense, quand même, que nous existons sous d’autres formes comparables, sans que nous ayons la capacité de le prouver assurément ; et disons que nous sommes principalement des frères, avant que la distinction soit fonctionnelle. Telle est la nature de l’espèce humaine.






Romantisme rêveur

Posté le 24.01.2008 par romantisme
Rêve poétique :

J’irai par-dessus la nappe duvetée des nuages blancs
Et je glisserai sous le vent, comme au rêve des enfants
J’habiterai le silence séraphique pour oublier le temps
Et je me laisserai emporter à quelque flot transparent

Je couverai des yeux à l’envers votre univers d’antan
Et je pleurerai sur votre étoile noire et sort souffrant
Je remplirai largement de larmes chaudes votre océan
Et je prierai que vous repreniez l’acuité de votre élan

Je négligerai parfois l’embrasement de votre volcan
Et je sautillerai de joie, comme une abeille butinant
Je me couronnerai de halo neigeux et très lactescent
Et je guirlanderai mon corps de rubans opalescents

J’épierai le coucher du soleil d’un calme impatient
Pour flotter sur son mouvement orangé et flavescent
Qui furète quelques monceaux de vapeur évanescents
Et les illumine comme des chandelles en éclats blonds

N’est-il pas sûr que mon univers bien luminescent
Est meilleur que le vôtre, étouffé, mat, et agonisant
Et qu’être très proche de la splendeur du ciel latent
Est beaucoup mieux que d’y être loin, c’est patent !


Romantisme piteux

Posté le 23.01.2008 par romantisme
Méditation réaliste :

Nous nous attendons quotidiennement à ce que notre vie soit dignement équitable, et pertinemment impartiale, et nous nous efforçons impulsivement à admettre son libre arbitre, malgré que son jugement loufoque soit abusivement infidèle.

Lorsque la tribulation affecte notre destinée coutumière, et endommage l’édifice de notre imagination utopique, nous nous figurons quelques espérances incertaines, nous nous voulons à tout le monde, et nous accusons cruellement le ciel … n’est-ce pas la nature humaine !

Pourtant, nous prodiguons continuellement un effort méritoire, et manifestons une grande sollicitude à l’égard de notre aspiration future, en se faisant une idée de quelques résultats avantageux. Cependant, il arrive encore que notre promesse prémonitoire retombe en ruine, et que notre conviction personnelle se délie de toutes les résolutions positives. Nonobstant, nous rebondissons davantage, en faisant décidément comme si de rien n’était.

Mon illustration serait exemplairement réelle, et s’accaparerait mieux de votre considération humaine, quand elle incarnerait un sujet identificateur, et une circonstance factuelle … N’êtes-vous l’exemple de la curiosité insaturable ! N’êtes vous le modèle manifeste de cette structure étrangère !

Mon personnage est un homme surnaturel, sociable, bienfaisant, et pitoyable, il a mené son existence dans la misère la plus noire, et a ramassé toutes les déceptions de la bêtise humaine, tout en jouant tristement le drame de sa vie mesquine.

Il a excellé splendidement dans la tragi-comédie, et était un véritable homme de théâtre. Son ambition artistique avait servi amplement son talent en écriture, pour devenir un metteur en scène prodigieusement mirifique, et un écrivain d’une sensitivité exceptionnelle. Pourtant, cette passion effrénée ne pourrait pas lui être un gagne-pain suffisant, et il était incapable de joindre les deux bouts du mois.

À son époque, le monde artistique était fréquenté par les hommes du monde, et accessible uniquement à la classe fortunée, mais, il était persuadé qu’il ne viendrait pas le jour, où il manquerait à sa vocation d’artiste miraculé. Et bien qu’il soit d’un certain âge, il était appelé à accéder au domaine de la maçonnerie, et à en faire fièrement son métier secondaire.

Sa nature combative, sa bonne foie, et son sens de la serviabilité lui avaient valu de gagner honorablement sa vie, et de subvenir modestement aux besoins de sa famille. Enfin, il semblait être largement satisfait et abondamment bienheureux.

Le jour qu’il avait mis en mot le mélodrame de son parcours sur ce monde, il en pleura toute les larmes de son corps, et hurla tant qu’il n’en put pas, et ses yeux se décelèrent dans une expression dolente, qui lui donna un aspect presque insignifiant, et toute la souffrance de son être mal en point, se fit sentir à travers la maigreur de son regard, et la réserve de son sourire.

Il aurait tant aimé que son existence, aussi plate qu’elle soit, puisse lui apporter la chance de quelques événements heureux, ou d’une vie différente. Quel est le véritable sens de notre vie ! Quelle est notre valeur objective, avant que l’on soit finalement éteint !

Romantisme nocturne

Posté le 17.01.2008 par romantisme
Une agréable compagnie :

Aujourd’hui,
Je serais pourchassé par le parfum de la nuit
Et la douceur voilée de son tumulte assourdi
Et toute mon âme ailée rebondirait abasourdie
Et abandonnerait à la diable mon être riquiqui

Toujours,
Je me plierais à l’aveugle à son sortilège exquis
Et je vagabonderais sur son passage sans souci
Après, je m’attacherais à ses doigts d’alchimie
Et je délaisserais mon souvenir d’hier à l’oubli

Encore,
Je me guiderais de ses étoiles en plusieurs coloris
Et sa lune ensoleillerait davantage mon circuit
Pourrais-je céder mon pas gai à celui de l’ennui
Alors que plus je m’y adonne plus je m’épanouis !

Enfin,
Je ferais quelques bondissements lestes sur son lit
Et je porterais illico un habit lumineux à sa pluie
Je gravirais ahuri les marches de son ciel assombri
Pour ouvrir la clôture de quelques portes du paradis.


Romantisme contradictoire

Posté le 28.12.2007 par romantisme
Le mal et le bien :

Il serait véritablement étonnant d’appréhender aveuglément que notre macrocosme tellurique soit absolument le résultat catégorique de l’agglomérat de deux éléments nécessairement antithétiques, que l’appellation du “mal“ et du “bien“ exemplifie d’une manière générale.

L’être humain est toujours indisposé à la face de la perfection de leur rouage autonome, et leur capacité permanente de s’imposer en tant qu’un dilemme réellement palpable, et malaisément discernable, malgré que leur signification véridique soit abstraitement insubstantielle.

Cette désignation potentiellement homonymique, et habituellement topique, se propage intensément dans un processus ininterrompu, que l’on nomme communément “la vie“. De telle manière, la conception de notre existence se réduit à l’unique définition logique, véhiculée essentiellement par un procédé binaire, exemplairement simplifié.

Pendant que la pensée visionnaire s’évade dans une requête heureusement interminable, et la sensation spirituelle aspire à une élévation miraculeuse, le “bonheur“ devient une finalité affective, et la capacité de franchir surnaturellement l’effort humain se peut singulièrement réalisable.

Par conséquent, notre imagination prolifique se porte volontaire à l’acheminement de notre inhalation utopique dans un endroit agréablement peinturluré, et joliment constellé de marguerites mordorées, et de coquelicots caramélisés aux parfums de la nature, où le repos se vit dans un lit en plumes d’autruche blanchâtres, tout en goûtant aux quelques cépages multicolores, suspendus en grappes à une voûte céleste délicatement ombreuse, et se relaxant à la musicalité mélodieuse de quelques rafales d’air embaumés, se produisant parmi le branchage multiforme.

Nonobstant, il est possible que cette espérance euphorique soit contrairement malheureuse, et que cet univers enchanteur tourne à une existence maussade, dans la mesure où la pensée onirique pourrait également s’abandonner au désenchantement d’une nature taciturne, et au désappointement d’un espoir mélancolique. La tristesse sentimentale pourrait enfin provoquer l’apparition des hallucinations fantomales, comme les révélations réellement médiocres.

Il appartient à notre volonté d’en choisir librement, sans en abuser largement, étant donnée que les deux ensembles évoqués sont vivement indissociables, voire indispensables à la continuité de notre existence.




Romantisme abstrait

Posté le 06.12.2007 par romantisme
Voyage surnaturel :

On se figure parfois quelques échappatoires
Lorsque l’air passe par-dessous une portière
Ou la lumière traverse une fissure très moire
En glissant de la poussière sur la dalle austère

La demoiselle esseulée couraille en solitaire
Et s’évertue tristement contre une bête noire
À travers le dédale des souffrances funéraires
Jusqu’à ce que le déboire advienne victoire

Elle accommode ses cheveux au grand miroir
À bordure basanée et teinture fort étrangère
Que plusieurs rubans en pendaison aléatoire
Rendent son visage un portrait sans caractère

Le geste de sa main sur son âme prisonnière
Lui faisait tourner dans une danse dérisoire
Tout en s’effondrant en sanglots de misère
Qui soufflent sur un feu flambant d’espoirs

Enfin, elle passe au travers du long couloir
Rêveuse, oublieuse, et d’un pas très téméraire
Délaisse rieusement le secret des balançoires
De désolations mornes, et de mémoires amères

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